P A R O L E S   D U   D H A R M A
 

• Accueil

• Le temple

• Bouddhisme et zen

• La pratique

• Les horaires
 et dates des retraites

• Ancêtres
  et lignée

• Enseignements

• Liens

• Contactez-nous

• Photos

   
   

LES PARAMITAS - page 4

LA VACUITÉ

La vacuité est une notion qui, dans le bouddhisme, veut dire que tout est vide d'un soi indépendant, que tout dans le cosmos a une origine interdépendante, que chaque chose contient toutes les autres choses. Nous existons dans et grâce à chaque grain de poussière. «  La vacuité des trois roues» veut donc dire que la personne qui donne, celle qui reçoit et le don n'existent pas seuls.

Dans le Mahayana, la vacuité a deux faces : la première est la vacuité de l'ego, (ou d'un soi). Ce que nous pensons être un soi permanent n'existe pas. Ce qui contrôle notre corps et notre esprit, et que nous imaginons durer sans fin, que nous imaginons être «moi», n'existe pas.

 
   

Autres paroles :

- Le filet d'Indra

 
   
 

Ceci est un enseignement qui nous vient de Shakyamuni Bouddha, le bouddha historique.
L'autre face est que tous les dharmas, (les choses) sont vides d'existence propre, sont vides d'un soi séparé, d'un soi indépendant.

Le Vénérable Thich Naht Hanh, fondateur et Maître du Village des Pruniers en Dordogne, l'explique d'une manière très pragmatique en nous montrant une feuille de papier et en expliquant qu'il n'y a rien qui s'appelle feuille de papier. Cette feuille de papier n'existe pas seule, elle est tout ce qu'elle contient : l'air, l'eau, le soleil, l'arbre dont elle provient, le bûcheron qui a coupé l'arbre, l'usine où elle a été fabriquée, nous qui nous en servons, etc. Mais bien sûr, en tant que phénomène, il existe quelque chose appelé feuille de papier et c'est bien pratique !

D'un point de vue nous ne sommes que cinq agrégats, (skandas en Sanskrit) : la forme, les sensations, la perception, les concepts et la conscience, mais d'un autre point de vue, nous sommes aussi des êtres humains. Ce ne sont pas deux choses qui forment un tout, mais une seule que nous pouvons voir de deux manières différentes.
Les mots «personne» et «personnalité» viennent de l'étrusque : per-sonae (pour le son) qui signifie masque. (Un masque pour augmenter la portée de la voix des acteurs de théâtre). Ce que nous pensons être notre personnalité est donc un

 
 

masque ? Il est intéressant qu'en français «personne» signifie à la fois quelqu'un et rien. Une personne n'est «rien» seule, mais contient tout.
Imaginons une porte-fenêtre coulissante. Nous pensons peut-être que les deux vantaux transparents de la porte sont deux choses séparées, mais si nous regardons bien, c'est aussi une seule porte. Parfois nous la percevons comme deux vantaux et parfois comme une seule porte. Lorsque les deux panneaux sont l'un devant l'autre, nous pouvons voir à travers les deux vitres à la fois et nous nous servons de la porte toute entière.

Lorsque nous comprenons que nous n'existons pas seul (comprendre, c'est à dire le prendre en soi, et non pas seulement avec l'intellect), nous commençons à être moins attachés à nos idées comme étant immuables. Nous nous créons moins de problèmes, et vivons plus en accord avec toutes les personnes que nous côtoyons.
Que nous donnions ou que nous recevions, le don lui-même est libre des trois poisons, l'avidité, la colère et l'illusion. Hélas, ce sont nous, les humains, qui ajoutons des idées que nous pensons être la 'véritable' et 'seule' manière de voir les choses.

«La vacuité des trois roues» veut donc dire que la personne qui donne, le don et la personne qui reçoit inter-sont».

                                       < page précédente - page suivante >